Clément Pansaers
Clément Pansaers (1885-1922) est un poète et artiste belge d’origine flamande, marqué par un environnement bilingue flamand-français qui influence fortement son rapport aux langues.
Avant la Première Guerre mondiale, il écrit surtout en dialecte flamand sous pseudonyme et participe à des revues régionalistes flamandes. Employé ensuite à la Bibliothèque Royale de Belgique à Bruxelles, il se tourne progressivement vers le français.
Pendant l’occupation allemande, sa rencontre avec l’écrivain expressionniste allemand Carl Sternheim transforme son parcours. Installé près de lui à La Hulpe, Pansaers fréquente des intellectuels expressionnistes allemands et fonde la revue Résurrection (1917-1918), première revue francophone à diffuser des textes expressionnistes allemands traduits. Il y joue le rôle de traducteur, critique et éditeur, malgré des traductions parfois jugées maladroites. La revue bénéficie aussi du soutien culturel de l’administration allemande occupante.
Après la guerre, il rejoint les avant-gardes européennes et se rapproche du mouvement Dada aux côtés de Tristan Tzara, Louis Aragon, André Breton et Francis Picabia. En 1921, il consacre un numéro spécial de la revue Ça ira ! au dadaïsme avant de s’en éloigner.
Pendant sa période dadaïste et avant-gardiste, il est l'auteur de plusieurs oeuvres dont : Le Pan-Pan au cul du nu nègre (1920), son texte le plus célèbre, poème-prose expérimental proche de l’esthétique Dada, Bar Nicanor (1921) et Apologie de la paresse (1921).
Mort prématurément à 37 ans, Pansaers laisse une œuvre courte mais importante pour les échanges culturels entre les avant-gardes francophones et allemandes.

Vers 1920
Œuvres
- Les Saltimbanques – 1918