Dactylographie
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Pièce pour marionnettes
À jouer un soir de Mai dans un Jardin
La pièce parodie sur un registre absurde des scènes sentimentales du théâtre bourgeois : la jeune fille rêvant à sa fenêtre, la venue de son soupirant. Les indications scéniques au début de la pièce précisent cependant : « A chaque instant dans la chambre entre un cochon, une vache ou un poulet. » Le ton rappelle bien le nonsense anglais ; la chanson de Joséphine à sa fenêtre, l'échange qu'elle a ensuite avec sa mère, toujours rythmé par le même refrain, évoquent les limericks traditionnels. Si bien intentionnée que soit l'héroïne, la brutalité avec laquelle elle traite Wisius, qu'elle reçoit à coups de gifles, évoque à son tour les spectacles de Punch. Dans ce contexte, la scène finale de l'arrestation par le gendarme ne pouvait pas manquer.
Une jeune fille reçoit son soupirant
Joséphine a tout juste quinze ans. Elle dit à sa mère qu'elle est en train de prendre soin des vêtements des différents membres de la famille, mais pour chacun sa mère répond : « Ce n'est pas vrai, il est tout nu dans son lit, nous sommes si pauvres ! » L'amoureux de Joséphine, Wisius, vient la voir. Comme sa mère lui a expliqué qu'un amoureux est « un imbécile, qui soupire, et qui aime recevoir des gifles », Joséphine le frappe pour lui faire plaisir. Le gendarme arrive pour l'emmener en prison. Sa mère le lui envie : Joséphine a enfin un toit.