Imprimé
29 pages
Auteur(s)
Die Maler
L'argument de cette pièce ressemble beaucoup à la pièce de Franz von Pocci Casperl als Porträtmaler : c'était également à l'illustre « Comte de la marionnette » qu'Otto Blümel empruntait le titre de son recueil de pièces pour marionnettes, Larifari. Ici, le sujet est traité de façon plus proprement satirique, exprimant la critique conservatrice de l'auteur vis-à-vis des avant-gardes, citées dans la pièce : les œuvres du peintre Gombrowski sont ainsi qualifiées de « futuristes » ou encore d'« expressionnistes ». L'engouement autour de la peinture de Kasperl tourne en ridicule tout le milieu de l'art (où l'on reconnaît aussi le personnage du critique juif, figure typique des milieux journalistiques du début du 20e siècle). Deux ans avant l'écriture de cette pièce, à Paris, Raymond Dorgelès (1885-1973) avait fait peindre un tableau à un âne, afin de mystifier le public du Salon des artistes indépendants : la pièce d'Otto Blümel met en scène une supercherie similaire.
Un incompétent peint un tableau célébré par la critique et le public
Le peintre avant-gardiste Kompowski, importuné par les critiques qui viennent le voir jusque dans son atelier, se retire au café. Le domestique Kasperl, très ivre, profite de son absence pour peinturlurer une toile avec une vue très maladroite de Munich. Des galeristes venus acquérir des œuvres du maître lui achètent sa peinture pour mille marks. La foule vient acclamer l'artiste. Mais le critique Schaikeles finit par apprendre qui est le véritable auteur du tableau. Anzenmaier et Burger, les galeristes, viennent réclamer leur argent au moment où Kompowski revient chez lui, et la bagarre devient générale. Kasperl y met fin en crevant les toiles sur la tête des galeristes et en assommant Gombrowski avec son chevalet.
Éditions et traductions
Otto Blümel: Larifari, drei Kasperlspiele. München, Albert Lang, 1914
Otto Blümel: Larifari. München, Buchendorfer Verlag, 1996