Le Petit Domestique - Louis Lemercier de Neuville

Le Petit Domestique

Louis Lemercier de Neuville | 1898 | France
Genre (indiqué par l’auteur)
Bastonnade en un acte
Personnages
Le père Mathias, Guillaume, Madame Ducordon, Madame Cornilliard, Le Gendarme, Le Diable
Nombre d’actes
1
Notice

La pièce Le Petit Domestique fait partie du deuxième volume du Nouveau Théâtre de Guignol, paru en 1898, dans lequel Louis Lemercier de Neuville tente de "remédier" aux défauts du théâtre de marionnettes à gaine, déplacé de la rue au salon. Il cherche à modifier le langage (le parler lyonnais ou l’argot parisien) afin de le rendre plus compréhensible pour tous les publics et à raviver la vitalité de ce théâtre. L’auteur actualise et adapte également le répertoire pour que les pièces puissent être jouées par une seule personne, en y ajoutant des indications techniques de manipulation destinées à guider les amateurs souhaitant s’initier à cet art.

Le Petit Domestique s’inspire des bastonnades traditionnelles de la marionnette à gaine. Elle met en scène plusieurs combats à coup de bâton, chacun se concluant par une mort, mais contrairement à ce que l'on pourrait attendre, c'est le maître et non son domestique qui accomplit ces meurtres.

Résumé

Un homme accomplit plusieurs meurtres

Le père Mathias attend l’arrivée de son nouveau domestique, un garçon "bien recommandé". Guillaume, le domestique en question, finit par se présenter. Pour sa première tâche, le maître lui confie des commissions : acheter le Petit Journal, du lait et du tabac. Guillaume, visiblement pressé de partir, se trompe déjà dans ses calculs sur la monnaie qu’il devra rapporter. Après son départ, Madame Ducordon, la concierge, vient annoncer l’arrivée d’une future locataire, Madame Cornilliard, légèrement dure d’oreille. La surdité provoque une série de malentendus qui se termine par une bataille de coup de bâtons et la mort de la vieille dame, tuée par le père Mathias. Guillaume arrive et remarque l'absence de son maître. Il en profite pour garder la monnaie, prétextant que tout a augmenté, et se sert un verre de lait. Lorsque son maître revient, il le surprend en pleine dégustation. Guillaume, pris au dépourvu, invente une excuse en prétendant observer une mouche tombée dans la bouteille. Pendant ce temps, le père Mathias s'installe pour lire son journal, mais Guillaume finit par l'importuner au point de lui arracher le journal des mains, déclenchant une nouvelle bastonnade. Alerté par les éclats de voix, un gendarme intervient. Il cherche à condamner le père Mathias mais ce dernier accomplit un deuxième meurtre. Le diable fait alors son apparition, ordonnant au père Mathias de se préparer à mourir. Armé d'un bâton, il se met à le frapper violemment. Mais contre toute attente, le père Mathias parvient à s'emparer du bâton et tue le diable. Dans un élan de justice, Guillaume s’empare du même bâton et tue son maître en se proclamant désormais le propriétaire.

Date d’écriture
1898

Éditions et traductions

Édition

Lemercier de Neuville, Nouveau théâtre de Guignol, deuxième série. Paris : éditeur Le Bailly, O. Bornemann, successeur, 1898.

Édition moderne

Lemercier de Neuville, Nouveau théâtre de Guignol, série 2. Hachette Bnf, collection Arts, 2013.

Langue
Français
Registres littéraires
Comique
Techniques d’animation
Marionnette à gaine
Public visé
Tous publics
Licence
Domaine public

Mots-clés

Procédés théâtraux

Permalien

Rédaction de la notice

Sofiia Hultiaieva