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28 pages
Auteur(s)
Le Lis de la vallée
Dans son atelier parisien surnommé "le Temple", à partir de 1889, le peintre Paul Ranson improvise des petites pièces satiriques qui prennent une forme littéraire dans la première édition de L'abbé Prout : Guignol pour les vieux enfants. Cet ouvrage rassemble les sept saynètes, chacune destinée à une personne connue et chère au cœur de Ranson. La pièce Le Lis de la vallée est dédiée à André Jules Ferdinand Hérold, écrivain français (1865-1940).
Malgré la direction artistique mystérieuse de Paul Ranson, son art de la marionnette est imprégné d'humour et de dérision. L'abbé Prout, marionnette grotesque et caricaturale, s'inscrit dans un univers fantaisiste et satirique qui explore les limites du comique, dans le cadre d’une satire des mœurs sexuelles.
Une femme charme les habitants de la maison
Le marquis s’ennuie, et l’abbé Prout cherche une solution pour lui changer les idées et propose d’introduire une présence féminine au château. Il suggère alors de confier la gestion du domaine à une jeune orpheline, Mademoiselle Clotilde de Blanc-Bedon, sortie du couvent des Dames du Soulagement aux Tentations. Cependant, cette jeune fille n’est autre qu’une prostituée que l’abbé Prout fréquente en secret.
À son arrivée au château, Clotilde charme immédiatement le Marquis, qui en devient envoûté. Peu après, Gontran, le neveu du marquis, rentré d’un voyage d’affaires, croise Clotilde. Il reconnaît en elle la femme qu’il a fréquentée lors de son "séjour d'affaires" à Paris. Plus tard, c’est Théobald, un autre habitant du château, qui fait la connaissance de Clotilde et en tombe éperdument amoureux à son tour.
Lorsque Gontran découvre que le marquis envisage d’épouser Clotilde, il s’inquiète des conséquences sur son héritage familial. Troublé, il partage ses préoccupations avec l’abbé Prout, qui lui promet de trouver une solution : Clotilde restera au château, mais comme simple gouvernante.
Éditions et traductions
Paul Ranson, L'Abbé Prout : guignol pour les vieux enfants. Paris : Société du Mercure de France, 1902